Comment établir une bonne communication parent-enfant

Relation mère-fille respectueuse et remplie d'amour - Martine Savaria - Coaching parental & personnel

Écouter, connecter et accompagner: la meilleure façon de communiquer

Ceux qui me connaissent le savent déjà : je suis une adepte du concept de l’énergie inversée, concept que j’ai moi-même mis au point! Je m’explique : il faut souvent faire les choses à l’envers.

Premier saboteur de la communication : parler !

En d’autres termes, pour bien communiquer il faut d’abord

⦁ Écouter ce que l’enfant a à exprimer

⦁ Observer comment l’enfant s’exprime et comment cela nous fait réagir.

Nos réactions créeront – ou non si nous nous remettons à parler sans écouter – une zone où l’enfant se sent en confiance pour s’exprimer au lieu qu’il se replie sur lui-même.

Pour éviter de tomber dans le piège de ce saboteur de la communication, il faut être à l’écoute dans le moment présent, sans distraction texto autres, en regardant son enfant dans les yeux. Sans cela, vous n’êtes pas en train de communiquer.

Bien entendu, élever rime avec corriger. Mais, cette phase cruciale du rôle de parent est souvent victime du deuxième saboteur de la communication.

Deuxième saboteur de la communication : corriger avant de connecter.

C’est donc dire que donner des ordres ou réprimander avant-même d’avoir dit bonjour, génère tristesse et sentiment de culpabilité chez l’enfant et provoque le sentiment d’incompétence chez le parent. Bref, ça ferme des portes au lieu d’ouvrir des fenêtres. La conscience d’être à l’écoute quant à elle, ramène les enfants dans l’être et fait taire notre égo qui veut toujours avoir raison.

Être dans le « faire » au détriment du « être » bousille vos chances de communiquer réellement et évacue le concept d’entrer réellement en relation avec son enfant ou avec toute personne.

Faites de ces trois constats vos meilleurs alliés

⦁ L’enfant a besoin d’être respecté.

Par exemple s’il emploi un ton que vous jugez inapproprié pour vous parler.

⦁ Il a besoin d’être accompagné vers une meilleure façon de s’exprimer.

N’essayer pas de gérer et de contrôler, ça ne sert qu’à vous épuiser. Faites-leur confiance et faites-vous confiance. Soyez conscient du chemin qu’il a à faire, partagez avec votre enfant la responsabilité de changer les choses. Votre énergie reviendra comme par magie.

Ou encore, s’il arrive que votre enfant veuille vous raconter quelque chose alors que vous êtes au téléphone par exemple. La bonne façon de gérer la situation est de lui dire : je sais que tu veux me parler et j’ai hâte d’entendre ce que tu as à me dire, et dès que j’ai fini mon appel, je viens te voir tout de suite après. Tout le monde a été respecté dans cette situation. : vous, votre interlocuteur et votre enfant. En prime, une confiance mutuelle s’installera.

⦁ Votre enfant a le droit de ne pas penser comme vous

Exprimer une différence d’opinion est en fait souhaitable. Cela constitue un apprentissage tant pour lui que pour vous. Encore une fois, soyez dans l’écoute et dans le moment présent et posez des questions ouvertes. Il apprendra ainsi à argumenter. Vous êtes au cœur du seul endroit sécurisant où il peut s’exprimer et apprendre à faire valoir ses idées sans vous manquer de respect.

Bâtissez des liens de confiance entre vous et votre enfant 

Voici quelques occasions d’installer la confiance dans votre relation avec votre enfant.

⦁ Il vous raconte un mauvais coup

Respirez un bon coup et ne le réprimandez pas. Passez le message que ce n’est pas une façon de se comporter mais calmement. Sinon, à la prochaine occasion, il ne vous dira pas ce qui s’est passé car il aura peur de votre réaction.

⦁ Il a fait un choix de vêtements discutable

Tant qu’il ne se pointe pas à l’école en maillot de bain, ne critiquez pas les choix! Oubliez les commentaires du genre « tu as l’air de… habillé comme ça » il ne se sentira jamais compétent à faire des choix.

⦁ Vous trouvez ses amis turbulents

Tant que vous ne soupçonnez pas une relation où règne l’intimidation, laissez votre enfant être en relation avec les amis qu’il choisit.

⦁ Si un trait physique est apparent

Ne dites rien de négatif du genre : « tu as le nez de ton père. » C’est absolument destructeur pour l’estime personnelle.

⦁ Laissez de côté le sarcasme

« As-tu rangé ta chambre ? Ah oui j’en suis sûre, tu aimes tellement ça! » ce genre de remarque ne fait qu’ajouter de la confusion et ça mine la confiance.

⦁ Bannissez le doute de votre discours

Le doute est la réussite de l’échec ! Dire que vous doutez, du fait qu’il va faire ses travaux à temps, qu’il sera désormais poli avec le professeur… c’est comme dire que vous ne le croyez pas et que vous ne lui faites pas confiance.

⦁ Oubliez les compliments à double message

« Tu as fait ton lit MAIS tu n’as pas mis ton linge dans le panier ». Remplacez le mais par le et. Le MAIS suivi d’un négatif fait en sorte que votre enfant oublie ce qui a été dit avant et ne retient de votre phrase que ce qui vous déçoit.

⦁ Laissez-le choisir les sorties et les jeux

Même si ça vous déplait. Il faut se rendre disponible ici et maintenant. Ce qui importe c’est d’être en connexion.

⦁ Soulignez les bons coups

Vous lui avez dit que dans 5 minutes votre appel serait terminé et il n’est pas revenu vous déranger? Félicitez-le.

⦁ Surfez sur son imaginaire

Votre petit de quatre ans dit à tout le monde que maman attend un bébé frère alors que vous n’êtes pas enceinte? Il n’est pas dans le mensonge, il est dans la fabulation et exprime probablement un souhait !

⦁ Reformulez

Reformuler ce que votre enfant vous dit (faites ça avec tout le monde en fait). Il se sentira compris et ça évitera les malentendus.

Bien entendu, tous ces changements demandent un effort et rien de tout ça n’est facile à mettre en place. Mais tout ça vaut la peine. Au fur et à mesure que de nouvelles habitudes s’installeront, votre énergie reviendra et l’harmonie familiale vous rendra serein!